Seite:Adler - Die berühmten Frauen der französischen Revolution - 259.jpg

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salle qu’on nous prêta toujours dans le district des cordeliers. Chacun de nous donna 3 livres pour les frais du bois de lumière et d’autres petits besoins de la société. D’abord nous n’avions aucun but, nous nous assemblions deux fois par semaine, simplement pour lire les papiers publics, parce que nous étions convenus, que tous les journeaux pour lesquels chacun des membres de la société serait abonné, qu’ils devaient les apporter à la salle commune, afin que ceux qui n’avaient point le même avantage, puissé s’instruire sans rien dépenser. Cependant notre société prit enfin une formé, nous arretâmes, qu’elle se nommerait „Le Club des droits de l’homme“, qu’elle surveillerait la conduite publique, qu’elle denoncerait leur prévarications aux tribunaux ou à l’opinion publique, afin qu’il ne puisse substituer leur passion et leur interêt personel à la justice. Nous ne devions point souffrir la moindre infraction aux loix, ni le moindre attentat au droit de l’homme et du citoyen, nous ne devions cesser de rappeller aux administrateurs de la justice qu’ils ne sont que de simples citoyens chargé de la censure de leur semblable, institués pour s’occuper de leur bien être, et non de leur fortune particulière. Voilà quel étaient les travaux de cette société. Nous étions persuadés qu’une injustice individuelle ou publique est l’affaire de tout le monde, qu’il n’y a que de malhonnête gens qui disent, que cela ne les regardent point, quand il arrive quelque chose de facheux à leur semblable, que d’ailleur en défendant les droits de ses concitoyens on défent les siens propres. Dans ces principes nous devions prêcher la confraternité. Les moeurs, la modération, la justice et toutes les vertues, nous devions défendre l’innocence et la faiblesse opprimée, nous aurions servit d’avocat et fait connaître les lois protectrices à ceux dont l’éducation n’avait point été assez soignée pour les connaître, ni pouvaient se defendre par eux même. Voilà les principes sur lesquels cette société été instituée. Selon moi ils étaient fort bons, un pareil établissement aurait